Les sculpteurs de montagnes

Longcheng, China

01 Fév 2012 - 14 Comments - by RUNTHEPLANET

Les sculpteurs de montagnes

Longcheng, China

01 Fév 2012 - 14 Comments - by RUNTHEPLANET

Me voici de retour dans cette étrange province chinoise du Guangxi, aux alentours de la ville de Guilin. Ma dernière balade dans le coin, rappelez-vous, c’était entre les pics karstiques de la rivière Li. En fin d’après-midi, après plusieurs heures de route dans un vieux car envahi de courants d’air, j’arrive dans un bourg gris et froid, oublié au fond d’une vallée encaissée : Longsheng. Longsheng, qui signifie en chinois : « Victoire du Dragon ».

Abattu par le voyage depuis Paris, je m’effondre dès la nuit tombée, dans une petite chambre aussi glauque que la ville, la fenêtre entrouverte sur les miasmes et le remue-ménage d’un marché compressé dans une impasse. Les cris des vendeuses, ceux des coqs courant en liberté dans la ville, et les tchacs incessants des coupe-chou s’abattant sur le cou des volailles me bercent en quelques minutes.

Le lendemain à l’aube, me voici loin du tumulte de Longsheng, à 800m d’altitude, quittant le vieux village de Zhuang, direction nord-est.

La montagne est particulière dans le coin, n’est-ce pas ?

Je franchis un petit pont couvert, pour entrer en pays Zhuang. La plupart des ponts sont ainsi. Dans le pays voisin, le pays Dong, on les appelle même les ponts du vent et de la pluie.

Je poursuis le long d’un antique sentier, qui relie les villages de montagne les uns aux autres.

Régulièrement, des tombes fleurissent le bord du chemin.

Eh oui… les paysans sont enterrés sur le bord des champs qu’ils ont cultivé toute leur vie. Ils gardent ainsi un oeil sur le fruit de leur travail.

Et il faut avouer que la vue est belle de leur balcon :

La montagne est rayée comme le dos d’un tigre. Ces stries qui zèbrent la montagne n’ont rien de naturel.

Ce sont, comme on dirait chez nous, des restanques, ou des faïsses.

Sauf que là… c’est puissance 10 !

Ce sont des rizières…

Nous sommes en hiver, donc le riz a déjà été récolté, et pas encore replanté.

À la fin du printemps, les rizières sont inondées, offrant un spectacle sans pareil. Mais en cette fin janvier, il faudra faire avec le minimum… qui est déjà un spectacle extraordinaire !

J’arrive à un pont couvert, c’est l’entrée du village de Ping’an.

Les maisons sont en bois pour la plupart (nous sommes en montagne, à près de 1000m d’altitude). La majeure partie d’entre elles sont des maisons d’hôtes : l’endroit, jadis village paysan isolé et autarcique, est aujourd’hui relié à la civilisation par une route qui monte de Longsheng.

Dès l’approche du hameau, on rencontre plus de monde, et beaucoup de chinois ou d’étrangers, au mieux avec sac au dos, au pire chaussés de souliers vernis. Ce qui explique pourquoi le paysan a quitté son champ et est devenu professionnel du tourisme. Le ruban d’asphalte a dénaturé le village en moins de temps qu’il n’en a fallu pour le goudronner.

Certains touristes montent en bus de la ville, et comme il faut continuer à pied pour accéder aux hauteurs situées au-dessus du village, ils prennent l’ascenseur.

De là-haut, on embrasse tout le paysage. On appelle ce point de vue les Sept Étoiles dansant avec la Lune. On observe effectivement huit plate-formes coiffant les collines avoisinantes. Sept sont couvertes de végétation (en fait des cultures de légumes) et une est en fait une rizière comme les terrasses en contrebas. Aussi, au printemps, quand les rizières sont inondées et reflètent le soleil, l’une des plate-formes brille, toute ronde, comme la pleine Lune, entourée des sept autres plus discrètes.

On voit sur la photo suivante la Lune, située à droite, et quatre des sept étoiles, sur la gauche.

Il est encore tôt le matin, le paysage est baigné d’une sorte de brume, et en émergent déjà des grappes de touristes qui traversent le village, le souffle court, à l’assaut des points de vue. Il est temps de ficher le camp.

Je retrouve mon vieux sentier.

Il suit la langoureuse courbe des terrasses, épousant la montagne, et parfois donne un coup de reins, se transformant en escalier à l’assaut d’un col.

Plus on avance, plus on se rend compte que tout le paysage est façonné. Il n’y a pas un bout de montagne qui soit demeuré à l’état originel, à part les hauts sommets qui nous surplombent. La montagne, jadis hostile, couverte de forêts et difficilement accessible, est devenue jardin.

Pendant des centaines d’années, générations après générations, les Yaos ont conquis une nature difficile dans ces montagnes cachées, élevant ces ouvrages défiant l’imagination. Voici les Terrasses de Longji (Longji signifie Dos de Dragon).

Me voici sur une éminence dominant toute la vallée. Sous moi, une échine se déplie doucement, déroulant lentement sa dorsale sous le soleil ; il ne manque que les écailles au dos du Dragon. A leur place, les rayures du Tigre recouvrent l’épine dorsale. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une montagne mi-tigre mi-dragon. Le pays est une chimère. Des jardins paisibles reposent sur les flancs d’une montagne hostile ; une fourrure de tigre est jetée sur les flancs d’un dragon.

[floatquote]Croyances Yao[/floatquote]En des temps très anciens, dans les montagnes mystérieuses du nord-ouest de Guilin, de gigantesques dragons et de féroces tigres se menaient un combat à mort pour ce précieux territoire. À l’issue, les dragons eurent le dessus, et l’endroit s’appela Longsheng (Victoire du Dragon).

Il y a plus de 600 ans de cela, un petit groupe d’hommes parvint dans cet endroit où les dragons dormaient, et pour survivre érigèrent des champs de culture sur le dos des dragons. Ils utilisèrent le feu pour brûler les rochers de la montagne, y versèrent de l’eau pour les faire éclater ; ils fendirent des bambous, et les utilisèrent pour irriguer les champs…

Tout cela est vrai. Voilà d’ailleurs les bambous dont ils parlent.

Et voici peut-être les tombes de ceux qui ont bâti tout cela, éparpillées dans la montagne.

Je franchis le col, quittant la vallée. De l’autre côté, peut-être trouverai-je la montagne telle qu’elle était à l’origine ? Sauvage, naturelle ?

Mais non ! Les Yaos ont franchi le col eux-aussi, et ont emmené leurs terrasses avec eux !

Les Yaos. J’en parle depuis tout-à-l’heure. Des Zhuangs aussi. Mais qui sont-ils ? Des minorités ethniques, en Chine on les appelle carrément des nationalités. Tout le monde connait les Han, principale nationalité chinoise. Ils sont 1, 2 milliards. Le groupe ethnique qui les suit sont les Zhuangs. Ils sont 100 fois moins nombreux ! Leur pays s’étend sur plusieurs régions de Chine continentale, dont ici, le Guangxi. Nous sommes chez les Zhuangs, en somme. Puis il y a, entre autres, classés par population, les Mandchous, les Huis, les Ouïgours, les Mongols, les Tibétains, les Dongs (qui vivent dans la vallée située au nord de celle-ci), et les Yaos. Les Yaos sont 2, 6 millions. La population de la ville de Paris, en somme, mais dispersés sur la Chine, le Laos et le Vietnam, car ils ont été forcés à se déplacer plusieurs fois au fil des siècles…
Les villages des terrasses de Longji sont des villages Yaos.
D’ailleurs, les voici.

Les femmes Yaos brodent leurs propres habits, reconnaissables entre mille. Elles ont un autre signe distinctif : une coiffure très particulière.

En effet, les femmes Yaos ne se coupent jamais les cheveux (pour être exact, elles les coupent deux fois dans leur vie, à 18 et 38 ans, et se transmettent leurs cheveux en héritage). C’est un critère de beauté chez les Yaos. Elles remontent leur chevelure après l’avoir lavée dans la rivière et peignée plusieurs fois, et l’entourent sur de leur tête.
Me voici d’ailleurs aux portes d’un village Yao : Zhongliu.

Zhongliu n’est accessible que par ce chemin, aussi vais-je fouler une Chine authentique, celle des siècles derniers, épargnée par la gangrène du monde moderne. Car pour retrouver les années voire les siècles passés, il faut parcourir de longues distances, s’éloigner de la modernité : pour remonter le temps, il faut traverser l’espace. Les années sont des kilomètres. L’essence même de l’espace-temps.

Les tracteurs locaux paissent paisiblement…

Tandis qu’un chinois, fièrement habillé dans son costume, fait une machine…

Les Yaos vivent dans une vallée paisible, à l’écart, protégés des miasmes, du vacarme, des vociférations. Ici on vit à l’heure du soleil, pas à l’heure de la bourse. On est pauvre, mais on est riche de simplicité : ils se contentent d’un rien. Chez nous, on est riche, mais pauvres à mourir d’insatisfaction…

J’entre dans Zhongliu.

Évidemment, les rues sont spartiates.

Les villageois ont beau être pauvres, ils trouvent quand même le moyen de décorer leurs maisons…

Ah voici une femme Yao qui se coiffe (enfin qui coiffe ses cheveux)… Ce n’est pas qu’une perruque, elle a quand même les cheveux longs, mais a plus de 18, ou 38 ans : les cheveux qu’elle peigne sont les siens, elle viendra les accrocher à ceux qu’elle porte sous sa coiffe.

Je quitte le village et ses terrasses,

et continue à trottiner sur ce fameux chemin, cordon ombilical entre les villages Yaos.

Le sentier m’emmène toujours vers le nord-est, et les terrasses n’ont jamais cessé ! Ce n’est pas une vallée qui est couverte de rizières mais tout le pays !

Cela fait plusieurs heures que je parcours ce paysage d’étages, et je ne m’en lasse pas (j’espère que vous non plus).

C’est simple, j’ai l’impression d’être debout sur une carte d’isobares. Ne manque plus que le –1300M– écrit sur le bord du chemin pour me croire au coeur de googlemap_relief.

Sauf qu’il y a des couleurs…

Au loin, une femme Yao, ne quittant pas sa ligne de niveau, panier dans le dos, rejoint le village voisin (à quelques kilomètres).

Tout le monde connait les courbes d’échantillonnage. L’occidental du XXème siècle a inventé le MP3 en échantillonnant la musique :

En regardant ces montagnes sculptées de la main de l’homme, je me suis rendu compte que les Yaos, eux, ont digitalisé les montagnes dès le 15è siècle !!!

Ah… me voilà moins seul… signe que j’approche d’un village…

En effet, la vallée s’ouvre devant moi, et derrière les terrasses apparaît le village de Tiantou.

Je le traverse rapidement, ne dérangeant pas les Chinois qui tuent le temps à coup de cartes,

ni les femmes qui le passent à broder, empêchant les oiseaux de venir picorer le grain.

Par-dessus les toits, les terrasses continuent à s’étendre vers le nord. Il y a d’autres villages là-bas.

Je décide de continuer avant la nuit. Le sentier s’éloigne, parallèle aux terrasses. Il aurait du mal à ne pas l’être. Quand on est sur une restanque de Longji, en général c’est pour un bout de temps…

Il n’est d’ailleurs pas souvent seul : parfois le sentier est suivi par un compagnon, un petit canal d’irrigation qui le suit à la trace, un étage plus haut ou plus bas.

Le sentier descend vers les villages en contrebas ; je croise plusieurs personnes qui en remontent, chargées de provision. Tout se transporte à dos d’hommes (souvent de femmes), et de cheval.

Je fais un petit détour par le sommet de Golden Buddha, croisant une paire de tongues locales, oubliées là. Au passage le terme tongue ou tong ne vient pas du chinois mais de l’anglais thong (lanière)…

Je redescends dans la vallée, passant par le village de Da Mao Djie, croisant quelques cochons galopant dans les rues (eh oui c’est la campagne).

Le soleil se rapproche de l’horizon, moi du fond de la vallée.

Après une rencontre impromptue,

je suis les pas d’une femme Yao qui se rend au village : j’arrive enfin à Dazhaï.

Le village de Dazhaï était jusqu’à il y a quelques années encore un village oublié au fond de sa vallée. Aujourd’hui, avec le succès touristique des terrasses de Longji, Ping’an étant connu, on est allé chercher plus d’authenticité à Dazhaï. Une route goudronnée, suivant le fond de la vallée, est allée chercher ce petit village, offrant un accès facile aux points de vue extraordinaires sur les terrasses de Dazhaï, plus connues sous le noms de Jinkeng Terraces. C’est d’ailleurs un exploit en soi, quand on voit la profondeur de la combe qui mène ici et la pente des montagnes qui l’enserrent : c’est plus un précipice qu’une vallée et y construire une route est une gageure.
Du coup, le village de Dazhaï a pris de l’essor. C’est-à-dire que le monde moderne, qui emprunte, comme les hommes, les voies de communication, a pu venir pervertir Dazhaï. La modernité, avec ses apparats de commodité, de confort, de bien-être, est venu contaminer les Yaos de la montagne. La langue de béton a joué son rôle, venant susurrer ses promesses aux gens de la campagne.
Les femmes Yao sont toujours aussi bien apprêtées (sauf les chaussures, mais vu la gadoue dans les rues du village…), et appliquées dans leur travail de broderie. Mais quand j’ai vu cette femme sortir son téléphone portable de sous sa tunique, j’ai cru m’étrangler.

Je sais que les Yaos ont le droit eux aussi de téléphoner à leur famille, comme moi. Mais j’ai toujours ce pincement au coeur quand je vois que mon monde, celui que je connais, se généralise, envahit tous les autres, se réplique village par village comme un virus dans les cellules, jusqu’à ce que notre planète perde sa pluralité et ne ressemble plus qu’à une gigantesque ville-monde.
Aussi, quand j’ai vu les paraboles fleurir sur les toits, je n’ai été plus qu’à moitié surpris. Passant devant les maisons en bois, j’entendais rire les familles devant des émissions de télé-réalité chinoises.

Comme la nuit tombait, j’ai fini par rentrer dans une de ces maisons, demandant le couvert et un abri pour la nuit. Comme je l’ai dit, la plupart font maison d’hôte, c’est-à-dire qu’en fait Dazhaï est un village-hôtel. Rien d’extraordinaire à dormir là, donc. Moi qui voulait passer la nuit chez l’habitant…

Allumant mon téléphone, non seulement j’ai eu du réseau, mais en plus j’avais le wifi, et j’ai pu aller sur internet !

J’ai soupé rapidement, goûtant à la soupe locale spéciale Yao. Pas très ragoutante à première vue, mais pas si mauvaise : j’ai terminé la soupière !

Extinction des feux à 18h.

Le lendemain matin, mauvaise surprise. Le mauvais temps est là.

Les paysages de Longji sont tristes sous la pluie. Surtout quand on regarde certaines terrasses visiblement abandonnées aux mauvaises herbes voire aux arbustes qui s’y répandent avec satisfaction : certains Yaos ont délaissé leurs champs pour s’adonner à leur nouveau métier, l’hébergement touristique. Le paysan a sué sang et eau pendant des générations entières pour produire ces terrasses et les cultiver, donnant naissance à un paysage étonnant que la société moderne, avide (tout comme moi, qui en suis un produit) d’espaces authentiques, s’est empressée de venir admirer. Résultat, en moins d’une génération, la merveille s’est déjà dégradée. L’homme tend vers le confort, et le confort pervertit l’homme.

Je ne m’attarde donc pas, et descends au fond de la vallée, vers le monde moderne, ses bus, son chauffage. Ah non, il n’y a pas de chauffage dans les bus chinois…

Je redescends vers la civilisation en empruntant cette fameuse route par laquelle les téléphones portables et les paraboles sont montés, rentrant la tête dans les épaules tandis que le bus faisait continuellement des écarts pour contourner toutes ces roches éclatées, éparpillées sur la route, tombées des falaises nous surplombant. A gauche les abrupts et les chutes de pierre, à droite un précipice terrible, dont je n’ai jamais pu voir le fond.

L’homme moderne est prêt à tout risquer pour venir admirer une restanque.

Petite vidéo :

Photos HD dans le Portfolio.

Les Singes des Neiges

Sibérie Cévenole

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Never Hesitate - Never Regret

14 Responses to “Les sculpteurs de montagnes”

  • Yorick

    Written on 7 février 2012

    Ma Copine ne te connaît pas mais a tendance à te détester:
    « Yorick, tu arrives?
    – Ouais, ouais…
    – Tu fais quoi?
    – Je suis sur le blog de Jean-Phi!
    – Ok, je vais prendre un bain! »

    Merci en tout cas pour tes magnifiques photos et textes passionnants!!!

    A bientôt!

    Répondre
    • Jphi

      Written on 7 février 2012

      Ça c’est marrant !!!
      Heureusement que je n’écris pas souvent ! (A part ce mois-ci…)

      Merci d’être un de mes plus fervents lecteurs !

      Répondre
  • Tat

    Written on 8 février 2012

    Comment le monde et les différents gouvernements aussi bling- bling les uns que les autres ont-ils pu massacrer et donner une image TATI de ces hommes si courageux exploités ,misérables,si poètes et ardents au travail et si amoureux de leur terre .Qu’avons- nous fait de ces hommes que nous ne connaissions pas, seulement avec des images d’une télé minable. Quelle beauté, quelle poésie tu nous a apportées et en même temps un sentiment de culpabilité vis-a-vis des chinois du13e de Paris . Mais n’ont-ils pas été les premiers à promouvoir la société USA et Coca-cola au détriment de leur peuple de sa beauté de sa poésie de son courage . J’ai un autre regard sur la Chine et les Chinois grâce à toi .comme quoi il ne faut jamais avoir de préjugés !! Merci mon ….aventurier !!!!!

    D

    Répondre
    • Jphi

      Written on 9 février 2012

      Je suppose qu’il y a un juste milieu entre la société coca-cola et le tout paysan du siècle dernier…
      Mais je suis content si mon article a un peu changé l’image que les gens se font de la Chine. Enfin la Chine ayant plusieurs visages, il y a beaucoup d’autres facettes à décrire, pas toujours idylliques !

      Répondre
  • PAPI, la fripouille..

    Written on 8 février 2012

    merci bcp de nous avoir fait partager ce merveilleux reportage, si bien documenté et légendé
    Nicole et moi ns ns sommes évadés qque temps, époustouflés devant un tel spectacle bravo et merci

    Répondre
    • Jphi

      Written on 9 février 2012

      Merci la Fripouille ! Heureux que vous vous soyez évadés (une fois de plus, depuis les Baumettes ?)

      Répondre
  • Patrick

    Written on 8 février 2012

    Ca avait pas l’air gagné au départ, Longsheng ca ressemble un peu à Alés dans les années 60!
    Mais tu as su t’extirper du quotidien et nous faire l’éloge de la courbe ( de niveau bien sur), c’est le moins que l’on attendait de toi!
    Effectivement, il n’y a pas de civilisation inférieure (ca vient de France cette semaine !), il n’y a que des interêts superieurs et qu’importe le carnage.

    Bon je vais me coucher, bercé moi aussi par le son du coupe-coupe mondial !!
    Merci J-Phi!

    Répondre
    • Jphi

      Written on 9 février 2012

      Les poules en moins j’espère ! L’éloge de la courbe, c’était juste pour rappeler qu’en Trail, la ligne droite n’est pas toujours la plus rapide….
      A bientôt !

      Répondre
  • co

    Written on 12 février 2012

    Encore une belle découverte pour nous, habitants du 13ème! On a tendance à oublier que la Chine peut être ça aussi!

    Merci pour ce beau reportage, les photos sont superbes et ton récit captivant!

    Répondre
    • Jphi

      Written on 13 février 2012

      C’est clair ! T’as pas invité vos voisins du 13è à regarder la vidéo un soir ?

      Répondre
  • macfly

    Written on 8 avril 2012

    J’ai pris un peu de temps pour venir voir et je ne suis pas déçu, c’est énorme, je vais prendre tous le temps nécessaire pour regarder le tout, merci en tout cas et continue comme ça de nous faire rêver

    Répondre
    • Jphi

      Written on 8 avril 2012

      Prends le temps mon ami, prends le temps ! Il n’y a que 160 articles… Trop content de te compter comme lecteur !

      Répondre
  • Tat

    Written on 9 avril 2012

    Ce n’est plus la renommée,c’est la gloire ô aventurero!.tu le mérites bien ,ça nous fait plaisir!

    Répondre

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2005
janvier
29

Kyōto